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Une femme en tenue beige, les cheveux au vent, vue en contre-plongée devant un monument blanc orné de silhouettes en relief, sous un ciel bleu
Tourisme de mémoire

Marcher sur le chemin de mémoire de Ouidah, jusqu’à l’océan Près de quatre kilomètres de mémoire

Marcher de la Place aux Enchères jusqu’à la plage, dans un silence qui grandit à chaque étape, là où les captifs foulaient la terre d’Afrique pour la dernière fois.

À propos

Une histoire universelle

Ouidah compte parmi les hauts lieux de la mémoire de la traite. Ce parcours, communément appelé Route des Captifs, retrace le dernier trajet des Africains déportés vers les Amériques. On y vient pour se recueillir, comprendre et transmettre. Et, pour de nombreux Afrodescendants, pour renouer avec une part de soi.

La marche se fait avec un guide, qui raconte plus qu’il n’explique. On arrive souvent avec des questions. Mais une fois sur la plage, face à l’océan, les questions s’effacent : il ne reste que le silence, et l’émotion qui gagne chacun.

Les moments à ne pas manquer

  • La Place aux Enchères : c’est sur cette place que tout commence. Les premiers mots du guide posent le contexte, puis la marche s’engage vers l’océan.
  • L’Arbre de l’Oubli, la Case Zomaï, Mémorial de Zoungbodji et l’Arbre du Retour : quatre étapes fortes, où le récit se fait plus grave. Le Mémorial, élevé sur le cimetière des captifs, invite au recueillement.
  • La Porte du Non-Retour : au bout du chemin, après l’Arbre du Retour, elle se dresse face à l’Atlantique. De nombreux visiteurs s’y arrêtent longuement pour rendre hommage à celles et ceux qui ne sont jamais revenus.
Vue aérienne du monument de la Porte du Non-Retour : un portique blanc orné d’une frise en relief de silhouettes dorées sur fond brun-rouge, au milieu d’un terrain ocre face à une plantation de cocotiers
La Porte du Non-Retour, au bout du chemin.

Marcher, se souvenir, transmettre

Ce chemin ne se visite pas : il se vit. Certains le parcourent en silence, d’autres avec leurs enfants, pour leur transmettre ce passé. La mémoire circule ainsi, d’une génération à l’autre et d’un continent à l’autre. Le parcours se fait toute l’année.